3 - Les conséquences de la déforestation

3 - Les conséquences de la déforestation

Tout d'abord, rappelons l'importance de la forêt sur l'environnement :

 

 

      ·        elle a une influence sur le climat local et pour certaines forêts importantes, sur le climat mondial.

      ·        elle renouvelle l'air que nous respirons. En effet, les forêts ont un rôle essentiel dans la  fabrication d'oxygène par photosynthèse*. Ce sont les « poumons » de la terre. 

       ·        elle empêche l'érosion causée par le vent et par les eaux. 

       ·        elle régularise le débit des rivières et des ruisseaux. 

       ·        elle abrite une majeure partie de la faune et de la flore mondiale. 

 

 

  a) Les changements climatiques et l'effet de serre

 

La déforestation provoque une modification climatique à l'échelle locale aussi bien qu'à l'échelle mondiale.

Les arbres contribuent plus que le reste de la flore au phénomène d'évapotranspiration* et par là de pluviométrie* et condensation des rosées. Ils sont source d'une humidité locale vitale en zone tropicale. Leurs racines décolmatent les sols et peuvent aller chercher l'eau jusqu'à plusieurs dizaines de mètres de profondeur ou de distance, ils jouent un rôle de coupe-vent et tempèrent les chocs thermiques.                                                                          Un sol nu renvoie l'énergie du soleil vers l'atmosphère qu'il réchauffe et déshydrate. La température ambiante moyenne peut localement augmenter de plus de 10°C après une déforestation en zone tropicale. Ce réchauffement local modifie la pression atmosphérique, qui elle-même influe sur le déplacement des masses d'air et des cellules de tempêtes. Les cycles pluviométriques sont donc modifiés à l'échelle mondiale, provoquant sécheresse et inondations anormales.        

 La coupe des forêts exerce une influence sur l'effet de serre :

Les forêts ont un rôle essentiel de fabrication d’oxygène par photosynthèse. Elles séquestrent tous les ans environ 20% du CO2 produit par l’incinération de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel). De plus, raser, brûler et dégrader les forêts libère des quantités phénoménales de CO2 soit 40 % du carbone terrestre, gaz qui joue un rôle fondamental dans l'effet de serre*.

 

            b) L'érosion du sol

 

 

Une étude a montré que les sols boisés absorbent 10 fois plus d’eau que les pâturages : les forêts retiennent et filtrent l’eau. Dépouillés de leur couverture forestière, les sols sont rapidement lessivés par les pluies torrentielles fréquentes en régions tropicales.                                                                       

En plus de cela, on observe des inondations massives. Lorsque les forêts disparaissent, l’écoulement est plus rapide, l'eau de ruissellement érode plus aisément la terre et n’a plus le temps de s’infiltrer lentement vers les nappes phréatiques. Les flots accélérés provoquent des glissements de terrain et le plus souvent, les sols volés aux forêts primaires deviennent stériles.

 

 

 

            c) La dégradation de la flore et de la faune

 

 

La déforestation entraîne également la disparition de nombreuses plantes et aliments essentiels. Depuis toujours les plantes sylvicoles* nous ont apporté nourriture et nous ont grandement aidé dans la recherche médicale dont nous nous servons aujourd’hui.

Certains aliments comme des fruits (citron, banane), des légumes (haricots, okra), des noix (cajou, cacahouète), des condiments (vanille, sucre), des boissons (café, thé), des huiles (palme, noix de coco) et d’autres aliments comme les céréales sont originaires des forêts tropicales.

En plus, 70 % des plantes qui sont utiles au traitement contre le cancer par le National Cancer Institute se trouvent uniquement dans les forêts humides. On utilise aussi les plantes des forêts humides pour soigner les maladies cardiaques, l’arthrite et la contraception.

 

La forêt se fait piller, brûler et grignoter avec une rapidité impitoyable.

En l'occupant de plus en plus profondément, les hommes détruisent progressivement la biodiversité. Rappelons que la biodiversité est la multiplicité des espèces vivantes. Sa destruction ravage l'organisation de la biosphère*. La destruction de cette biodiversité déséquilibre la biocénose*.

 

 

 

 

On estime que le déboisement à lui seul est responsable de la perte de trois espèces par heure, soit 72 par jour, soit 26 280 par an.

Pour finir, sachant que nous connaissons moins de 1% des espèces vivantes, leur perte est aussi la nôtre.

 

            d) Les migrations humaines

 

Dans la forêt, le déboisement menace la survie de milliers de population autochtones* habitant la forêt. Des siècles durant, la forêt a fourni à ces peuples, de la nourriture, des refuges, des vêtements et des médicaments. La déforestation n’est pas seulement un désastre écologique, elle constitue aussi une disparition pure et simple des fondements religieux et culturels de peuples millénaires. Cette dépossession, pour les peuples, est vécu, non seulement comme une agression contre leurs modes de vie, mais aussi comme une insulte à leurs religions selon lesquelles la terre est à l’origine de la vie.

Les tribus ont considérablement souffert de l’invasion de leur forêt : leurs villages ont été dévastés, ils ont été exposés à des maladies immunitaires contres lesquelles ils n’étaient pas immunisés, ou ils ont même été assassinés.

Ces peuples survivent aujourd’hui sur des minuscules parcelles de terre insuffisantes pour les faire vivre de leur chasse et de leur pêche.

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